Identifiant :
Mot de passe :
Pas encore de compte?
Mot de passe oublié ?
Greenpeace interpàle Chirac
Posté par Jean-Pascal Guéry le 20/02/2007 à  22h54

Cannes, France — Le 15/02/07 -
Après une première action ce matin où Greenpeace avait déployé une banderole « Non au pillage des forêts africaines » non loin du Palais des festivals, une dizaine de militants portant des masques de Jacques Chirac ont mimé cet après-midi la protection des forêts. Les « présidents » ont pris position autour des palmiers de la célèbre croisette pour les protéger. Par cette action symbolique, Greenpeace demande au président de la République de passer du discours aux actes.

Lors de son discours d’ouverture du 24ème Sommet des Chefs d’Etat d’Afrique et de France, M. Chirac a montré son intérêt pour les forêts de République Démocratique du Congo. Il a recommandé « la poursuite de l’embargo sur l’exploitation des forêts primaires de République Démocratique du Congo aussi longtemps que l’Etat ne pourra exercer pleinement sa vigilance ». Greenpeace reconnaît l’avancée de cette position mais attend maintenant un passage aux actes en intégrant explicitement la protection de la biodiversité.

« M. Chirac doit maintenant être pro-actif auprès de la Banque mondiale pour que la biodiversité soit sauvegardée, qu’un plan de zonage soit fait avec les populations locales pour qu’enfin les forêts de République Démocratique du Congo soient protégées » déclare Pascal Husting, directeur de Greenpeace France.

En effet la France, et en particulier la Présidence de la République, doit maintenant faire preuve de volontarisme auprès de la Banque mondiale pour que 60 millions d’hectares de forêt potentiellement disponible à l’exploitation soient enfin bien gérées et protégées en République Démocratique du Congo. La Banque mondiale a, en mai 2002 et en octobre 2005, poussé le gouvernement congolais à mettre en place un moratoire sur l’attribution de nouveaux titres forestiers. Ce moratoire révisant la légalité des titres forestiers risque de prendre fin cette année.

Greenpeace demande qu’avant l’attribution de nouveaux titres forestiers, un plan de zonage écologiquement et socialement pertinent soit fait en partenariat avec les populations locales et que les titres déjà attribués en violation du moratoire soient annulés. Le plan de zonage est le seul dispositif permettant de développer une logique de protection de la biodiversité.

« La Banque mondiale et la République Démocratique du Congo doivent tirer les leçons du Cameroun et ne pas reproduire les mêmes erreurs en promouvant une exploitation forestière qui ne bénéficie pas à la population et se transforme en désastre écologique » conclut Pascal Husting, avant de lancer un appel solennel : « Monsieur le Président, Greenpeace vous demande un pas supplémentaire pour la protection d’une forêt unique et indispensable. La France doit intervenir d’urgence pour aider à sauver le deuxième poumon de la planète », conclut Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France.

Ajout d'un commentaire :

Auteur :

Commentaire :

Adhérer à  l'association|Contactez-nous|Les bulletins de l'association