Le ministère de l’Environnement et l’Institut
congolais de la Conservation de la nature (ICCN) mettent en oeuvre des plans
pour ‘‘identifier et cartographier les sites prioritaires
ainsi que les corridors potentiels entre les sites biologiquement importants
pour la conservation’’.
C’est au cours d’un atelier organisé depuis lundi 26 novembre à l’Hôtel
Memling que les participants tentent de générer des informations
stratégiques pour définir et proposer des options relatives aux
sites classées et protégés tels que défini dans
le code forestier.
‘‘Le résultat final attendu du présent atelier
est la production d’un véritable outil d’aide à la
décision qui préparera le terrain pour des projets futures identifiés,
tels que les financements FEM pour le classement de nouvelles aires protégées,
ou encore l’appui que nous attendons de nos partenaires pour le démarrage
du zonage du territoire national’’, a déclaré Didace
Pembe, ministre sortant de l’Environnement, à l’ouverture
de l’atelier.
L’ICCN, qui doit mettre en oeuvre la politique gouvernementale de la
conservation de la nature est cependant confronté à un défi
d’assurer cette conservation et assurer la gestion durable de la biodiversité dans
le réseau des aires protégés de la RDC, en synergie avec
les communautés locales et les autres partenaires.
Plan de zonage
Avec plus de 120 millions d’hectares de forêts tropicales, soit
47% des forêts africaines, la forêts en RDC est essentielle à la
survie et au développement d’au moins 40 millions de Congolais. ‘‘La
valeur biologique des ressources fauniques et floristiques de la RDC la place
parmi les nations dites de méga-biodiversité caractérisée
par un taux élevé d’endémicité’’,
a indiqué l’ADG de l’ICCN.
Selon Raymond Lumbwe, Directeur du Fonds mondial pour la forêt (WWF)
en RDC, qui joue le rôle de facilitateur dans la politique du gouvernement
en la matière, la RDC est un vaste pays dont les forêts sont encore
vierges et regorgeant d’immenses ressources mais n’ayant aucun
plan particulier de gestion de ces ressources. L’étude qui est
menée aboutira à déterminer des espaces où les
experts peuvent accomplir un zonage destiné à la conservation
de la nature ou à autre chose.
A l’étape actuelle des connaissances du territoire national, il
est encore impossible d’allouer des zones quelques objectifs que ce soit. ‘‘La
toile qui soutend la vie c’est l’environnement. Sans environnement
sain, sans environnement renouvelé, nous sommes appelés à disparaître.
C’est ainsi que les ressources dont nous disposons doivent être
gérées d’une certaine manière en sorte que la population
puisse en jouir au maximum’’, a affirmé Raymond Lumbwe.
D’où découvrir ce qui est dans cette forêt, car selon
cet expert, la forêt de la RDC n’a jamais livré que de 1 à 10
% de ses secrets. C’est à ce niveau qu’on pourra dire ce
que cette biodiversité offre au pays pour son développement.
Outil pertinent de décision
Le Directeur général de l’ICCN a justement confirmé ce à quoi
il s’attendait. Dans son mot de circonstance, il a indiqué que
ces assises devraient ‘‘doter la RDC d’un outil pertinent
de décision, d’aménagement du territoire national et de
gestion des ressources naturelles et du réseau des aires protégées
qui va ainsi contribuer aux initiatives de zonage et d’allocation de
nouvelles concessions forestières...’’.
Le Révélateur - Ali Kam