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Une jeune chercheuse allemande disparue dans un parc national en RDC
Posté par Jean-Pascal Guéry le 28/05/2008 à 23h55

L'ambassade d'Allemagne à Kinshasa s'occupe du dossier, en coordination avec les autorités congolaises, a précisé un porte-parole du ministère à l'AFP.

La chercheuse était en mission pour le compte de l'Institut Max-Planck de Leipzig (est) spécialisé dans la recherche anthropologique.

Selon l'Institut, elle a disparu jeudi dans le parc national de Salonga alors qu'elle était partie avec son assistant dans la forêt observer des bonobos.

Dans un communiqué publié sur son site, l'Institut souligne mardi qu'aucune activité de rebelles n'est signalée à proximité de son camp.

Les deux chercheurs étaient munis de cartes, de compas et d'appareils de liaison satellitaire. Mais faisant fi des "consignes strictes" de l'Institut interdisant de se déplacer seul, la chercheuse a décidé de faire seule le chemin de retour à pied vers le camp Lui Kotal, jeudi midi.

Elle a emprunté l'un des chemins principaux du parc, doté de repères tous les 50 mètres, précise l'Institut. Une cinquantaine de personnes ont entrepris des recherches dès jeudi soir.

"L'alerte a été rapidement lancée et nous avons envoyé des équipes de gardes forestiers et de pisteurs à sa recherche. Jusqu'à hier (lundi), nous ne l'avions pas retrouvée", a précisé à l'AFP Cosma Wilungula, administrateur délégué général de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) à Kinshasa. "C'est très rare que des chercheurs disparaissent comme ça", a-t-il ajouté.

"On ne sait pas du tout ce qui s'est passé. Elle a pu se perdre, être mordue par un serpent. L'hypothèse d'un enlèvement par des braconniers est assez peu probable", a indiqué de son côté, sous couvert de l'anonymat, un chercheur de l'Institut Max-Planck en RDC.

Le camp de recherche Lui Kotal est situé dans le sud-ouest du parc Salonga (centre-ouest de la RDC), grand de 36.000 km2 et inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. Pour l'atteindre, il faut 3 heures d'avion de Kinshasa, puis une marche de 25 km dans la forêt.

Le parc Salonga est menacé par un braconnage intensif qui décime sa population d'éléphants (actuellement d'environ 2.000) et par l'occupation humaine, car plusieurs villages sont installés dans les limites du parc.

Les bonobos, espèce menacée endémique à la RDC, sont estimés à environ 15.000

(©AFP / 27 mai 2008 13h38)

2 commentaire(s) :
Posté par Jean-Pascal Guéry le 13/06/2008 à 22h42

la jeune chercheuse allemande apparaît très affaiblie devant la presse

Esther Carlitz, jeune chercheuse allemande retrouvée en vie après douze jours d'errance dans le parc national de la Salonga (centre-ouest de la RDCongo), est apparue très affaiblie vendredi lors d'une conférence de presse à Kinshasa.

Elle s'est refusé à toute déclaration lors de cette conférence qui s'est déroulée à la résidence de l'ambassadeur d'Allemagne en RDC, Axel Weishaupt, en présence des autorités congolaises.

Le diplomate allemand n'a donné aucun détail sur les circonstances de la disparition de la chercheuse qui souffrirait, selon lui, du paludisme et de la bilharziose.

"C'est pour nous la fin d'une histoire qui se termine, grâce à Dieu, de façon heureuse", a simplement déclaré M. Weishaupt, saluant la "franche" collaboration entre l'ambassade et les autorités congolaises qui a permis de retrouver la jeune femme en vie.

Agée de 23 ans, Esther Carlitz était en mission pour le compte de l'Institut Max-Planck de Leipzig spécialisé dans la recherche anthropologique et effectuait des recherches sur les bonobos, lorsqu'elle disparut le 22 mai dans le parc de la Salonga. Ce parc de 36.000 km2 est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.

Retrouvée lundi par un groupe de prêtres, elle est arrivée mercredi à Kinshasa où elle a été rejointe par deux de ses proches parents.

"Elle a souhaité continuer ses recherches mais son état de santé l'a contrainte à suspendre ses activités", a affirmé à l'AFP un agent du ministère congolais de l'Intérieur.

Mlle Carlitz avait disparu après qu'elle eut décidé de faire seule le chemin de retour vers son camp Lui Kotal, en dépit de consignes de sécurité contraires, selon l'Institut Max-Planck.

La date du retour en Allemagne de la chercheuse n'a pas été communiquée à la presse.

Posté par Jean-Pascal Guéry le 05/06/2008 à 23h40

Elle a été retrouvée !

Esther Carlitz a été retrouvée dans le village de Kangara, à 45 kilomètres du chef lieu du territoire de Oshwe. L’Allemande avait disparue dans le parc de Salonga depuis le 22 mai dernier. Les services de sécurité provinciale l’on repéré samedi dernier après 7 jours de recherche, note radiookapi.net

Roger Coco Pembe, ministre provincial de l’environnement, se dit satisfait de ce résultat. Mais il déplore le fait que les autorités provinciales ne soient pas prévenues lors des organisations de telles expéditions : « Nous avions mis tous les services de la province à contribution, notamment la DGM, l’ANR, la police et l’armée. Nous l’avons retrouvée, mais elle a refusé de venir à Bongimba, qui est un grand centre. A partir de Bongimba, nous aurions pu trouver le moyen de la faire venir à Bandundu pour la mettre à la disposition de son ambassade. Elle a demandé à être raccompagnée à son campement à Lokolama. On l’a retrouvée avec quelques blessures assez légères, mais elle est en bonne santé. Nous déplorons le fait que ces gens, quand ils viennent nous voir dans des zones aussi dangereuses, ne se réfèrent pas aux autorités locales. Nous souhaiterions que, dorénavant, les personnes, équipes techniques ou scientifiques qui veulent faire ce genre d’expédition puissent se référer à la province, pour éviter ce genre d’incidents à l’avenir. ».

La chercheuse allemande, venue observer les Bonobos, était portée disparue depuis le 22 mai dernier dans le secteur de Lokolama, en territoire de Oshwe, dans le district de Maïndombe, en province du Bandundu.

radiookapi.net

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