KINSHASA, 21/05 - Les gorilles dans les brumes, les éléphants
des forêts, les hippopotames au bord des lacs: les trésors des
aires protégées de la République démocratique du
Congo (RDC) sont menacés par un braconnage intensif, l'exploitation
minière ou la pression de l'occupation humaine.
Ces espaces protégés s'étendent sur 240.000 km2, soit
environ 10,5% du territoire, regroupant sept parcs nationaux, quatre réserves
et onze domaines de chasse. Ces sites, dont cinq sont classés au patrimoine
mondial de l'humanité, sont gérés par l'Institut congolais
pour la conservation de la nature (ICCN), héritier de la conservation
belge, qui avait créé en 1925 le premier parc national dans l'est
du pays.
La plupart des aires protégées ont été créées
dans les années 70, sous le régime de Mobutu Sese Seko, et ont été délaissées
par l'Etat depuis la fin des années 80, livrées aux combattants
pendant les dernières guerres (1996-97 et 1998-2003), et leur fonctionnement
repose essentiellement sur les ONG et les bailleurs internationaux.
Certaines espèces, comme le guépard du Katanga, ont disparu et
d'autres sont menacés d'extinction imminente, comme le rhinocéros
blanc de la Garamba, un parc frontalier du Soudan sillonné de braconniers
locaux et de rebelles soudanais et ougandais.
Outre les raids des braconniers, ces aires protégées sont victimes
des prospecteurs de minerais et d'un "grignotage" des populations
riveraines à la recherche de terres arables, de bois de chauffe et de
gibier.
Sources : site AngolaPress 21/05/2008