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"Le paradis des bonobos" (traduction de "Lola ya bonobo"), c'est ainsi que Claudine André a voulu appeler le sanctuaire qu'elle a créé près de Kinshasa (Rép. Dém. du Congo) pour accueillir les bonobos confisqués chez des particuliers ou sur les marchés, où ils sont vendus comme animaux de compagnie ou comme viande "sur pieds".
Les singes qui arrivent au sanctuaire sont toujours traumatisés par la séparation d'avec leur mère qui, à coup sûr, a été tuée et boucanée pour être vendue en quartiers de viande de brousse sur les étals des grandes villes ou au bord des routes (on trouve parfois sur le même étal la mère dépecée et le bébé vivant !).
Ces jeunes bonobos ont donc besoin d'une mère de substitution pour retrouver l'envie de vivre et suffisamment de confiance pour continuer de se développer et d'apprendre à se comporter en bonobo avec leurs congénères. C'est donc le rôle que remplit le personnel du sanctuaire.
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